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01/2010
Musée d'Orsay : chic, des travaux !
Excellente nouvelle pour la nouvelle année, le musée est en travaux jusqu'à mars 2011, et les collections ont été magistralement redistribuées dans les vastes coursives latérales : l'exposition provisoire, des deux côtés de la nef présente, de façon concentrée et progressive l'évolution picturale du 19ème siècle, des grands tableaux réalistes de Courbet aux oeuvres fondatrices de Manet, Monet et Cézanne.
Voici donc l'occasion de redécouvrir en un parcours synthétique la splendide collection de toiles impressionnistes, dont certaines antérieurement non exposées ou trop peu présentes (Caillebotte, Morisot), de se régaler de la réunion tant attendue des pastels de Degas, autour de sculptures enfin reliées aux oeuvres peintes, et de la valorisation des postimpressionnistes autour de Van Gogh et des Fauves ...
A l'issue des travaux de rénovation, de nouveaux espaces au niveau 5 articuleront un parcours clair et une vaste galerie d'expositions temporaires, en espérant que le pourtour de la nef centrale bénéficiera pour son installation permanente d'une aussi bonne qualité muséographique que l'actuelle installation provisoire !
Site web du musée d'Orsay
12/2009 - Exposition : Titien, Tintoret, Véronèse… rivalités de maîtres à Venise
Le Louvre, une nouvelle fois, ne déçoit pas : ses expositions temporaires - ici jusqu'au 4 janvier - d'une envergure internationale sont toujours des événements, et autant d'occasions de (re)découvertes.
Certes, Titien est LE maître, du portrait notamment, et nul ne le conteste, mais beaucoup le suivent, le jalousent même ... si Bassano n'a peut-être pas son talent de la figure, Tintoret, lui, se sent de taille à succéder au peintre officiel de la Sérénissime République de marchands.
Amère déception donc, le jour fameux où ce jeune étranger, un petit véronais est choisi comme héritier : un dessin de concours présenté dans l'exposition, reproduction d'un superbe lavis, explique sans doute par l'extraordinaire talent de sa composition le choix de Titien.
Et voici que l'Arétin, cet histrion incontrôlable, rajoute de l'huile sur le feu en traitant le peintre déçu de petit teinturier (tintoretto)... l'affaire finira presque mal, en traquenard, dague à la main, mais par bonheur Véronèse sauve sa gorge, et nous enchantera d'une oeuvre exubérante, proprement gigantesque, offrant en particulier au trompe-l’œil à fresque une dimension architecturale inconnue, et à la peinture à l'huile une monumentalité qu'il est bon d'aller revisiter, deux niveaux plus haut, face à la Joconde et à sa gauche : autant se munir d'un billet groupé pour accéder aussi aux collections permanentes !
Deux publications peu coûteuses complètent heureusement le voyage : le Dossier de l'Art de septembre nous entraîne dans les musées vénitiens, et le hors-série de Beaux-Arts articule excellemment le siècle, ses tourments et ses audaces picturales : à déguster sur un air de Don Giovanni ?
(PS : préférez les nocturnes du mercredi ou du vendredi, jusqu'à 22 heures, bien moins fréquentées...)
Site internet : http://mini-site.louvre.fr/venise/index_fr.html
11/2009 - RENOIR au XXe siècle au Grand-Palais à Pari
Évènement de la rentrée, les tortueux locaux des Galeries Nationales présentent la grande exposition consacrée aux "dernières années" ou plutôt aux dernières recherches d'Auguste RENOIR (1841-1919). Un vaste ensemble d’œuvres peintes, dessinées et sculptées, et d'abondants documents sur le peintre, ses modèles, ses amis y sont exposés.
Si la quête permanente d'un monde idéal transparaît dans toutes les toiles, à travers femmes, enfants, paysages ou fantaisies, c'est que l'artiste est animé d'une joie de peindre inépuisable, jusqu'aux derniers instants de 1919, passion positive qui transcende son isolement, ses douleurs incessantes, et la terrible déformation de ses mains par la polyarthrite : un extrait de film montre Renoir au travail, agité, fumant, possédé par son art.
C'est aussi l'occasion de découvrir quelques facettes moins connues de l’œuvre, les dessins enlevés (dont le splendide portrait de RODIN, descendu en Provence pour poser devant le Maître), les sculptures qui influenceront tant MAILLOL, les panneaux, maquettes, esquisses de "décorations", parfois proches des préoccupations plastiques de MATISSE, les paysages fauves comme les reprendra BONNARD, enfin les "retours à l'Antique" qui fascineront tant PICASSO : quelques très beaux originaux de ces grands artistes encadrent et explicitent la richesse de l'héritage de celui qui osait, dans ses confidences à Bonnard, un credo révélateur de sa philosophie intime : "il faut embellir !".
11/2009 - Le Musée MARMOTTAN, le lieu de la plus importante collection d'œuvres de MONET
En attendant la prochaine ouverture, très attendue, du premier étage, ne pas oublier les collections permanentes du superbe hôtel particulier Empire du duc de Valmy : l'opportunité de situer l’œuvre de Claude MONET (1840-1926), à travers la plus grande collection au monde de ses oeuvres, parmi son siècle... à l'affiche, en toute simplicité amicale, GAUGUIN, SISLEY, PISSARO, RENOIR, MANET et sa belle-sœur, la grande artiste trop oubliée Berthe MORISOT.
Les belles galeries construites en sous-sol sur le modèle du bâtiment projeté par Monet pour ses grands Nymphéas (de l'Orangerie) offrent un panorama complet du parcours de l'artiste, et de l'évolution spectaculaire de sa touche : des "virgules" impressionnistes à la puissante liberté des années 20, ouvrant la porte aux peintres de l'abstraction.
Les étudiants ont pu, grâce à l'exercice "tâchetouche", qui consiste à choisir un très petit extrait d’œuvre (5 X 5 cm) et à l'agrandir en format A3, expérimenter le geste du peintre (touche), la charge du pinceau, le dépôt sur le support (tâche), le sens induit ... une sélection de ces "morceaux choisis" de Monet sera présentée aux prochaines journées portes ouvertes de l'école.
Sites Internet des musées :
www.grandpalais.fr
www.marmottan.com
06/2009 Tous au musée !
Une sélection de Guillaume Revault-d’Allonnes, professeur d’expression plastique.
• Auguste et Camille réunis
A voir au musée Rodin, une nouvelle salle, très réussie, réunit enfin les oeuvres d'Auguste RODIN et de Camille CLAUDEL, en un passionnant dialogue artistique et amoureux : conclusion de la splendide exposition de 2008, qui montre la pertinente vitalité de ce musée autofinancé.
Le plus...
De juin à septembre, les magnifiques rosiers du parc à la française fleurissent et offrent un écrin idéal aux bronzes du maître.
www.musee-rodin.fr
• Buren revisite Picasso
Seconde jeunesse pour l'Hôtel Salé - musée PICASSO : nouveau parcours et nouvelles pièces (boites "mises en scène", peintures de sable ...) judicieusement accompagnés d'une monumentale installation du sculpteur d'espace Daniel BUREN, perturbante et réjouissante, en point d'orgue d'une inoubliable année Picasso (avec ses trois expositions simultanées), une fête du regard qui s'achève en une contemporaine apothéose de l'esprit !
Le plus...
Tout l'été, le salon de thé dans le jardin du musée : une halte de charme au cœur du Marais, parmi les sculptures de Pablo.
www.musee-picasso.fr
• Découvrir Blake
La belle exposition du PETIT PALAIS, à compter du 2 avril, nous entraîne dans l'univers personnel de William BLAKE, visionnaire tourmenté du romantisme, fascinant graveur ... le maître anglais du chromatisme onirique, longtemps méconnu, encensé par les Surréalistes, trouve ici une reconnaissance attendue.
Le plus...
Un drink dans le sublime péristyle néoclassique, autour du beau jardin (tout récemment redessiné), mais ... avant, ou après la promenade dans les collections permanentes, pour rencontrer autour des COURBET un sublime MONET ou un très beau GAUGUIN ?
www.petitpalais.paris.fr
• 1450 : Love story en Toscane
Le moine Fra Filippo LIPPI, engagé par le Couvent de Prato pour y réaliser une peinture, dévergonde la jeune nonne Lucrezia BUTI ... un scandale qui entraînera les interventions des Médicis et du Pape, avant d'engendrer une descendance illustre : leur enfant Filippino LIPPI, entouré des peintres de l'atelier familial, GHIRLANDAIO et BOTTICELLI. L'exposition-événement du MUSEE DU SENAT replace les artistes, père et fils, au cœur de leur époque, de la révolution de la Renaissance à l'invention du Maniérisme, tout en rendant -enfin !- honneur au Modèle des peintres : un virage décisif pour l'histoire de l'art.
Le plus...
Les nocturnes du lundi et du vendredi, jusqu'à 22 heures, pour remplacer la file d'attente par une visite des fontaines du jardin du Luxembourg ... réservation par internet recommandée, cependant !
Infos, réservations et développements dans le dernier numéro de L'OEIL (très bon article, mais attention : horaires d'ouverture erronés), et sur : www.museeduluxembourg.fr
• Rares instants de bonheur...
A découvrir des oeuvres d'art sublimes ... tabernacles renaissants, en majolique de BUGLIONI (1510), en terre cuite de DONATELLO (vers 1420), et surtout en marbre doré de CIVITALI (15e siècle), où la douceur des regards émerveille, avant de s'extasier devant le poignant autoportrait de Filippino LIPPI (fresque sur pianella), heureusement prêté par la galerie des Offices à l'exposition-événement "Filippo et Filippino LIPPI" du musée du Luxembourg : INCONTOURNABLE !
Le plus...
les nocturnes du lundi et du vendredi, jusqu'à 22 heures, pour remplacer la file d'attente par une visite de la fontaine Médicis, ou pour aller saluer le buste d'Eugène DELACROIX, tout proche de sa chapelle à Saint-Sulpice et de son atelier-musée ...
Toutes les informations pratiques sur l’accès gratuit aux collections permanentes des musées et aux monuments nationaux pour les moins de 26 ans se trouvent ici : www.culture.gouv.fr
06/2009 Des lieux chargés d’histoire visités par les secondes STI en Arts appliqués
Les Halles, marché si typique, immortalisé par Emile Zola dans son célèbre roman
"Le ventre de Paris", affiche depuis le départ des commerçants en 1969 un visage bien différent, néanmoins quelques endroits méritent d’être retenus. En premier lieu la rue de la Ferronnerie où Henri IV fut assassiné par le fanatique Ravaillac. Ensuite, on peut admirer la sublime fontaine des Innocents sculptée avec brio par Jean Gougeon, l’un des plus grands sculpteurs de la Renaissance. Le mot innocent rappelle qu’autrefois à cet endroit précis, il existait un cimetière où on enterrait les jeunes enfants. L’autre endroit admirable est sans nul doute l’église Saint Eustache qui date du XVIème siècle. Le plan est similaire à celui de Notre Dame. Le musicien Lulli se maria, le Roi Louis XIV fit sa première communion dans cette église si riche qui abrite le magnifique tombeau de Colbert sculpté par Coysevox. Le tableau le plus évocateur s’intitule « les pèlerins d’Emmaüs » peint par le maître baroque Rubens.
Après la visite, on se dirige vers le centre Pompidou, on s’attarde sur la rue Quincampoix où le financier Law a émis le premier billet de banque sous le Régent.
Le centre Pompidou fascine surtout grâce au musée d’art moderne situé au 4e étage. Les principaux mouvements du début du XXe sont représentés, Matisse, Dufy, Derain, les maîtres du Fauvisme ont privilégié les couleurs éclatantes et ont aboli la perspective à l’instar des estampes Japonaises. Le cubisme avec Picasso et Braque revêt une importance primordiale, il s’agit d’un retour à une peinture plus géométrique, plus structurée qui doit beaucoup à Cézanne.
Il ne faut pas oublier le surréalisme avec des peintres aussi fascinants et originaux que Dali, Miró et Magritte. Selon eux l’inconscient, le rêve, l’imagination sont les fondements de toute créativité. La poésie et le mysticisme sont à l’honneur avec Chagall, peintre d’une rare originalité.
En somme cette visite a permit aux élèves de se plonger dans l’histoire, en parcourant l’un des endroits les plus représentatifs du vieux Paris mais elle a surtout éveillé en eux le goût de mieux connaître les figures de proue qui ont bouleversé l’histoire de l’art du XXe siècle.
Liens Internet :
Les Halles : www.forumdeshalles.com
Centre Pompidou : www.centrepompidou.fr
Eglise Saint Eustache : www.saint-eustache.org
Exposition Observeur du design 2009 - Cité des Sciences et de l’Industrie
L’exposition Observeur du design 2009 présente une sélection intéressante de produits récents ayant fait l’objet d’une démarche design.
Ces projets mêlent innovations technologiques et matériaux, recherches esthétiques et prise de conscience de la nécessité d’un développement durable. Certains ont été récompensés par une Étoile de l’APCI (Agence pour la Promotion de la Création Industrielle).
Cette exposition a été très intéressante pour les étudiants en design de produits car elle leur a permis d’évaluer les différences qui existent entre un design industriel aux problématiques souvent complexes, aux réponses parfois austères et encore aujourd’hui sous-médiatisé et un design d’édition (mobilier, luminaire principalement) intéressant et indispensable mais
sur-médiatisé et parfois trop détaché des contraintes économiques et techniques.
Elle leur a également permis d’évaluer la diversité des domaines abordés en design produit.
Photos Xavier Evrard
Exposition 2CV Expo Show - Cité des Sciences et de l’Industrie - 2009
Les étudiants ont également eu l’opportunité de découvrir l’exposition 2CV qui propose une confrontation intéressante entre la mythique 2CV et un des derniers prototypes Citroën,
la C-Cactus.
L’histoire de la 2CV est présentée à travers une rétrospective qui va des premières maquettes et prototypes jusqu’aux dernières versions commercialisées.
La C-Cactus est quant à elle dévoilée à travers dessins, roughs, planches matériaux et maquettes.
Photos Xavier Evrard
12/2008 : Pablo Picasso ou la révolution permanente
Picasso n’imite pas, il s’inspire… et il innove ! S’il imite, exceptionnellement, c’est très jeune, pour quelques affiches directement inspirées de Toulouse-Lautrec, un des maîtres qu’il admire déjà. Ou encore, surtout, lorsqu’il entre « en cordée » avec André Derain, où les deux peintres se copient chaque jour, se dépassent, se provoquent, car il fallait être deux, en réalité, pour inventer le cubisme.
Mais toute sa vie, seul face à la question de la peinture, Pablo s’inspire : il revient vers les plus grands, ceux qui ont fait qu’un « classique » est une valeur sûre de l’art, Ingres, Delacroix, Rembrandt, Manet, Velasquez, qu’il reprend sur un (ou plusieurs) tableau(x), pour poser à chaque fois une question essentielle, que sa seule inspiration naturaliste et méditerranéenne, immédiate dans son dessin, puissamment érotique dans ses moteurs, ne savait aborder seul…
Jusqu’où le trait, le profil, peuvent-ils métamorphoser la courbe du corps (Ingres) ? La scénographie (orientale) peut-elle briser les carcans de l’art classique (Delacroix, Matisse) ? Les évocations érotiques de la bourgeoisie peuvent-elles ouvrir de nouveaux champs d’expression (Manet, Degas) ? Le rapport au modèle est-il autre qu’érotique (Raphaël) ? Enfin, le rapport du spectateur à l’image et donc au peintre est-il si passif (Vélasquez, Les Minines)
Pas d’évolution, et si peu de « périodes » en réalité, chez Pablo : son moteur est le questionnement, la remise en question des principes même de l’acte plastique, la révolution primitive et continue ; par laquelle le Minotaure, qu’il figure au monde, dévore tout, les femmes, les galeristes, les amis, les styles et les écoles, les techniques artistiques et les ateliers luxueux, les enfants, l’argent, le monde et l’idéal.
Le même jour, il dessine classique, grave cubiste et « sculpte » un assemblage « contemporain » … échappant à toute lecture catégorisante de l’art, car il est pour lui vital, essentiel, unique de dire ce qu’est la création, cette force infinie qu’il a subie, pourchassée, criée, portée à l’espace, toute sa vie.
Trois expositions à Paris, fin 2008 :
• Grand Palais : « Picasso et les maîtres » jusqu’au 2 février 2009 ; réservation conseillée. www.grandpalais.fr
• Le Louvre : « Picasso/Delacroix » du 8 octobre 2008 au 2 février 2009 ;
(Les femmes d’Alger). www.louvre.fr
• Orsay : « Picasso/Manet » jusqu’au 1er février 2009 ;
(Le déjeuner sur l’herbe). www.musee-orsay.fr
12/2008 : Visites section Design de Produits
Une rentrée riche en sorties pour la section Design de Produits qui, successivement, s’est rendue aux Puces du Design, a visité le Mondial de l’automobile et a enfin découvert l’exposition « Prisunic et le design » à la galerie du VIA.
Des visites axées parfois sur la découverte mais surtout sur l’imprégnation de différents univers : mobilier et objets vintage pour les Puces du design, design automobile et environnement à travers les stands du Mondial de l’automobile et enfin mobilier « grande distribution » tendance « Pop-design » pour la rétrospective Prisunic et le design au VIA.
Voir l'album photos (Photos : Xavier Évrard, Léo Targowla, Benjamin Vitorès)
Sites Internet des expositions et salons :
www.pucesdudesign.com
www.mondial-automobile.com
www.via.fr
Visite de l'exposition "Design contre Design, deux siÈcles de crÉations"
Au Grand Palais, Paris (octobre 2007 ).
1ère et 2e année de BTS Design produits - Xavier Evrard
Cette exposition, loin de présenter un panorama complet de la création dans le domaine du design d'objet, présente plutôt une sélection assez pertinente de mobilier, de la révolution industrielle à nos jours.
Le parcours de l'exposition permettant de confronter styles, époques et intentions est scindé en trois étapes : une première partie consacrée aux formes et aux apparences que revêt le mobilier, une seconde partie consacrée aux styles et à leur permanence et une dernière partie s'intéressant ensuite aux influences du contexte sur la création industrielle.
Cette confrontation est d'autant plus intéressante qu'elle permet de réfléchir à l'évolution du design et jette les bases du design contemporain.
Les étudiants de BTS Design Produit étaient invités à réaliser des croquis sur place, à commenter certaines pièces puis à avoir un regard critique tant sur la production que sur l'exposition elle-même.
www.rmn.fr/design
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Visite du salon international de la construction batimat
Porte de Versailles, Paris (novembre 2007).
1ère et 2e année de BTS Design produits et Design d’espace – Xavier Evrard
La visite du Salon International de la Construction BATIMAT a été l’occasion d’une première approche du domaine des matériaux pour les BTS première année et de l’approfondissement de certaines connaissances déjà acquises l’année précédente pour les BTS deuxième année.
C’était également l’opportunité de découvrir de nouveaux matériaux, de se documenter sur les nouvelles finitions, textures et états de surfaces, et enfin de recueillir des échantillons, très utiles pour les projets futurs.
Une attention particulière a été portée aux halls Finitions et Décoration, Peintures, Espace tendance et Trophées du Design.
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visite du midest, salon mondial de la sous-traitance industrielle
Novembre 2007.
Section BTS design de produit
En novembre, malgré les grèves, la section BTS design de produit a visité le Midest, salon mondial de la sous-traitance industrielle. Véritable cours de technologie grandeur nature, les étudiants ont vu et touché de nombreux matériaux et éléments présentés et approfondis leurs connaissances en procédés de transformation. Ils ont vu les différentes étapes du moulages des aciers à la cire perdue, ainsi que la mise en œuvre de la tôle : découpage, pliage, poinçonnage-emboutissage. Un technicien de la société Initial nous a présenté des différents types de prototypage rapide (stéréolithographie, frittage de poudre, dépose de fil ABS), procédés que les futurs designers utiliseront couramment dans leur activité professionnelle.
www.midest.com
www.initial.fr

Dépoupe de la tôle au laser. |

Dépose de fil ABS.
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Moulage des aciers à la cire perdue |
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visite de Notre-dame et de la Sainte-chapelle
Sous la conduite et les explications de leur professeur d’histoire-géographie, les élèves de Seconde sont allés visiter Notre-Dame et la Sainte-Chapelle.
Notre-Dame
Edifiée à partir de 1163 ; la cathédrale de style gothique primitif a été construite sur l’île de la cité. Cet endroit fort symbolique fut habité à partir du 4e siècle après Jésus-Christ par la tribu celte des Parisii qui donna d’ailleurs son nom à Paris autrefois appelée Lutèce.
Les trois portails révèlent l’importance de la Trinité dans la religion chrétienne.
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La visite extérieure serait incomplète sans la superbe galerie des rois qui a été reconstruite par Viollet-Le-Duc qui entreprit la tâche titanesque de reconstruire ou plutôt de restaurer ce haut lieu du catholicisme.
L’intérieur de la cathédrale impressionne par ses dimensions, la longueur est de 135 mètres, la largeur de 45 mètres et la hauteur de 35 mètres.
Les chapelles latérales sont ornées par des tableaux classiques qui datent de l’époque de Louis XIII et de Louis XIV.
La Rosace Nord originale apparaît comme l’un des joyaux de la cathédrale. C’est un véritable livre qui reproduit parfaitement l’ancien et le nouveau Testament.
Quant au trésor, il contient la couronne d’épines de Jésus offerte par Saint Louis à la cathédrale, le manteau de couronnement de Napoléon Bonaparte. Ce dernier se proclama Empereur des Français le 2 décembre 1804.
La célèbre cathédrale gothique fut aussi le lieu où se déroula le mariage de la Reine Margot et d’Henri de Navarre, le futur Henri IV.
Au milieu du XIXe siècle Napoléon III épousa Eugénie de Montijo, n’oublions pas que Paul Claudel connut la Révélation Suprême dans ce lieu sacré la nuit de Noël.
Elle fut construite de 1246 à 1248, elle séduisit d’emblée les parisiens par sa légèreté et son élévation. Malheureusement la châsse disparut sans la révolution et les statues royales furent découronnées. Elle fut restaurée à partir de 1841 par Duban, Lassus et Viollet le Duc.
La Sainte Chapelle comprend superposées : une Chapelle Basse et une Chapelle Haute ; il s’agit d’ailleurs de la première Chapelle à deux étages.
La chapelle de la Trinité de Fontainebleau ainsi que la chapelle Royale de Versailles s’inspirent du joyau gothique.
Le porche de la chapelle Basse, décoré au XIXe Siècle est consacré à la Vierge.
Ces deux chapelles sont sculptées de feuilles et de fleurs que les habitants de l’Ile de France peuvent rencontrer, la Rose, l’aubépine, le chardon, le chêne.
La Sainte Chapelle est connue dans le monde entier pour la beauté de ses vitraux ; on peut admirer quinze fenêtres avec mille scènes aux couleurs resplendissantes. Le rouge en particulier a fasciné et subjugue encore des milliers de visiteurs.
Au moyen-âge, quand on buvait un vin exquis, on avait coutume de dire « il a la couleur de la Sainte Chapelle ». Les premiers vitraux sont consacrés à l’Ancien Testament.
La grande Rose domine le portail et illustre l’Apocalypse de Saint Jean.
Il faut également savoir que la chapelle Haute communiquait avec les appartements royaux par la Sacristie et une galerie.
En somme la Sainte Chapelle est l’un des véritables fleurons de l’art gothique, elle est avec Notre Dame le témoignage le plus éclatant de la période historique qu’on appelait « l’âge de la Foi ».
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