07/2010 - Focus sur la Mise à niveau en Arts appliqués
Qu’est-ce qu’une MANAA ?
MANAA signifie Mise à niveau en Arts appliqués ; il s’agit d’un cycle préparatoire d’une année qui permet aux élèves issus d’un baccalauréat général ou technologique d’accéder aux différents BTS Arts appliqués à savoir BTS communication visuelle, BTS design d’espace, BTS design de mode et BTS design de produits.
Quelle est la différence entre la Mise à niveau en Arts appliqués et la prépa ?
La prépa prépare aux concours des écoles d’Art par exemple les Beaux-Arts, les Arts Décoratifs …, alors que la Mise à niveau en Arts appliqués permet d’accéder aux BTS Arts appliqués. En définitive, la Mise à niveau en Arts appliqués et la prépa permettent aux étudiants d’intégrer une filière artistique.
Comment se passe une année de mise à niveau en Arts appliqués à La Ruche ?
L’année se déroule en trois étapes : tout d’abord, vous avez des cours d’initiation au dessin (étude d’objets plats et en volumes, plâtres, croquis, modèles vivants, paysages, étude documentaire) et exploration des champs du domaine plastique, enseignement général, géométrie perspective et Arts, techniques et civilisations.
Vous découvrez ensuite les quatre domaines des Arts appliqués : communication visuelle, design d’espace, design de mode et design de produits. L’enseignement général, du dessin, de la géométrie perspective et de l’histoire de l’art continuent et entrent en phase d’approfondissement.
Enfin, vous choisissez un des domaines des Arts appliqués qui correspond à votre projet professionnel. Les cours sont orientés en fonction de votre choix. Ce dernier est validé à la fin de l’année par un jury.
L’année de mise à niveau en Arts appliqués est aussi rythmée par deux ateliers de trois jours, le « workshop », où un thème commun est donné. Les étudiants utilisent les outils des Arts appliqués à leur convenance pour répondre au sujet. Ces ateliers permettent, dans un cadre moins « classique », la recherche, l’expérimentation et la manipulation.
L’année de mise à niveau en Arts appliqués est construite pour vous guider dans votre choix d’orientation dans la filière des Arts appliqués.
Quelles sont les conditions d’admission ?
Il faut être titulaire d’un baccalauréat général ou d’un baccalauréat technologique à l’exception du baccalauréat STI option Arts appliqués. L’admission est possible sans le baccalauréat dans certains cas.
Comment s’inscrire en Mise à niveau en Arts appliqués ?
Pour s’inscrire, il suffit d’appeler l’école au 01 42 08 84 83 afin de convenir d’un entretien. Vos notes des deux dernières années scolaires, les notes obtenues au baccalauréat, une lettre de motivation manuscrite et la fiche de demande d’inscription vous seront demandées. Cette dernière est disponible sur notre site Internet ou sur simple demande auprès de notre secrétariat.
Est-il toujours possible de s’inscrire en Mise à niveau en Arts appliqués ?
Oui, il reste encore des places pour l’année scolaire 2010/2011. Cependant, nous attirons votre attention sur le fait que le nombre de places est limité et nous vous encourageons à nous contacter, dès maintenant, pour procéder aux démarches.
05/2009 - On vous dit tout sur le baccalauréat STI Arts appliqués
En quoi consiste le baccalauréat STI Arts Appliqués ?
C'est un Bac STI (sciences et techniques industrielles) comprenant à la fois un enseignement général et un enseignement d'Arts appliqués.
La formation aborde les démarches de conception et d'élaboration de produits relevant des différents domaines du design. L'enseignement des classes de seconde, première et terminale permet de développer les capacités de perception et d'action de l'élève par rapport à son environnement.
Quelle est la différence entre Arts plastiques et Arts appliqués ?
Les Arts appliqués conjuguent à la fois Arts et techniques, dans une relation naturelle aux activités, aux professions, aux métiers de la création. L'expression Arts appliqués est une abréviation de la formule : « Arts appliqués à l'industrie » c'est une spécificité française, on parle plus couramment de « design » dans les autres pays européens.
Cela englobe l'architecture, le design de produits, la communication visuelle (publicité, graphisme…), le textile et le stylisme.
Le designer travaille pour un client, pour une industrie, avec des contraintes inhérentes à cela.
L'Art plastique est un terme qui décrit une pratique artistique individuelle, consistant à transmettre un message, une émotion, une critique, une idée, une pensée. L'Art plastique doit produire une émotion, un sentiment, une réflexion chez le spectateur, quelle que soit la technique utilisée (peinture, volume, vidéo, installation…). On privilégie ici l'expressivité et la sensibilité personnelle.
Quelles sont les qualités et aptitudes pour intégrer la seconde STI Arts appliqués ?
Un élève curieux, avec un esprit logique et surtout beaucoup de motivation, d'envie de s'investir.
La formation s'équilibrant entre matières générales et matières d’Arts appliqués, il faut des notes assez homogènes. L'aptitude au dialogue, l'esprit de synthèse sont appréciés, ainsi qu'un bon niveau en français (pour argumenter, et défendre ses projets à l'oral ou à l'écrit !). Une pratique artistique en dehors du collège n'est pas nécessaire, de même que ne suffisent pas de bonnes notes en dessin et Arts plastiques.
Je suis actuellement en seconde générale mais je veux préparer un baccalauréat STI Arts appliqués, est-ce possible d’intégrer votre école directement en classe de première STI Arts appliqués ?
C'est possible à la condition d'avoir le passage en classe de première. Il faut de plus beaucoup de motivation, car l'année de première est assez chargée et demande donc beaucoup d'investissement et de travail personnel de la part de l'élève.
Je veux faire un métier qui a trait au design, le baccalauréat STI Arts appliqués peut-il répondre à mes attentes ?
Dans un premier temps, oui ; par contre, il ne propose pas une formation professionnelle, mais une initiation à la démarche de conception, de projet et la méthodologie de recherche. Il ouvre donc la voie pour une poursuite d'études plus spécialisées dans un champ d'application, comme le BTS design par exemple.
Je ne sais pas beaucoup dessiner, est-ce que je peux intégrer votre école ?
Un « bon niveau » de dessin ne suffit pas. Il ne s'agit pas de former des dessinateurs, mais des futurs concepteurs. Le dessin est un outil pour communiquer ses idées, mais en aucun cas une finalité. Les bases de cet « outil graphique » vous seront enseignées durant la formation pour vous permettre d'allier à la fois « la forme et le fond ».
Quelle est la part d’Arts appliqués par rapport à l’enseignement général ?
• seconde STI Arts appliqués :
enseignement général : 20 heures
enseignement d’Arts appliqués : 10 heures
• première STI Arts appliqués :
enseignement général : 12 heures
enseignement d’Arts appliqués : 18 heures
• terminale STI Arts appliqués :
enseignement général : 11 heures
enseignement d’Arts appliqués : 21 heures
Quels sont les domaines d’application du baccalauréat STI Arts appliqués ?
Les quatre grands domaines des Arts appliqués sont étudiés :
1.Le design d'espace (environnement, architecture intérieure),
2.Le design de communication (graphisme, édition, publicité),
3.Le design de produits (les objets qui nous entourent, du stylo à la voiture),
4.Le design de mode et de textile (textile, vêtements et accessoires).
Quelles sont les conditions d’admission ?
Si vous êtes élève en fin de troisième, vous pouvez être admis en seconde STI Arts appliqués.
Si vous êtes élève en fin de seconde sans option STI Arts appliqués, vous pouvez être admis en première (entrée en première STI sous certaines conditions notamment un stage de
pré-rentrée).
Sur quoi débouche le baccalauréat STI Arts appliqués ?
Essentiellement sur une poursuite d'études. Soit un BTS, mais aussi pourquoi pas sur les Arts Décoratifs ou les Beaux-Arts (sous condition de réussite au concours d'entrée), une formation universitaire en Arts appliqués, histoire de l'art ou Arts plastiques…
01/2009 - Interview de Rémi Rizzo
La Ruche soutient sa classe de Seconde STI Arts Appliqués
Rémi Rizzo, professeur au sein de La Ruche nous donne plus de précisions sur son rôle auprès des élèves en Seconde STI Arts Appliqués depuis la rentrée scolaire 2008/2009.
Depuis cette année scolaire 2008/2009 vous endossez un nouveau rôle consistant à faire découvrir l’Art aux élèves de Seconde STI Arts Appliqués ; pouvez-vous nous préciser les objectifs pédagogiques de ces sorties culturelles ?
Il s’agit d’une approche claire et synthétique de tous les mouvements artistiques qui ont façonné la culture occidentale.
Quels sont les trois sites culturels que vous avez sélectionné et pourquoi ces choix ?
Tout d’abord, Le Louvre, le temple de l’art classique, ensuite Orsay avec les impressionnistes et les post-impressionnistes, puis Beaubourg qui résume tout l’art moderne.
Vous avez déjà effectué avec vos élèves deux sorties, faites nous découvrir ces visites
Nous sommes allés à la découverte du Louvre à travers la sculpture classique et bien sûr tous les tableaux que l'on peut voir dans les livres d’Histoire de l’art (La Joconde, Les Noces de Cana) .
Nous avons poursuivi avec le musée d' Orsay pour mieux connaître le réalisme d’un Courbet et l’expressionnisme d’un Van Gogh.
Quels sont les réactions des élèves face à cette ouverture à l’Art ?
Ils sont très intéressés et établissent des liens entre les différents domaines du savoir : littérature, histoire, philosophie qui forment un tout cohérent, et dont ils comprennent l’aspect multidimensionnel.
Sites officiels des Musées
www.louvre.fr
www.musee-orsay.fr
www.centrepompidou.fr
06/2008 - Laurent Besson, artiste peintre, diplômé des Beaux-Arts
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Laurent Besson, 48 ans , artiste peintre, diplômé des Beaux-Arts a choisi d’explorer tous les chemins de la création à travers ses propres œuvres ou dans la production de court–métrage (Arkepix.com) mais aussi les chemins de la transmission du savoir avec la formation d’adultes et surtout l’enseignement du dessin , de la peinture et des arts plastiques auprès des élèves de la Ruche. |
Vous allez nous parler du projet mené avec les élèves de Mise à Niveau en Arts Appliqués :
En effet, l’équipe pédagogique qui intervient dans ce cycle de formation a souhaité sortir, pour un temps donné, des codes habituels de la formation parfois un peu académiques en organisant un workshop (atelier ). Notre objectif était d’amener les étudiants à explorer les formes d’art appliqué et d’art plastique en menant un projet enrichi par le passage de l’une à l’autre de ces deux disciplines : bref une approche destinée à les aider dans le choix de leur filière d’orientation à l’issue de la manaa en les confrontant au mode de fonctionnement que l’on attend d’eux en BTS puis dans leur vie professionnelle.
Quel était le thème de ce workshop ?
Les enseignants se sont concertés afin de définir un thème fédérateur pour l’ensemble des disciplines et nous avons finalement retenu le thème de la relation et des influences entre la structure interne et l’enveloppe qui l’entoure.
A partir de ce thème, l’enjeu était en fait d’amener les étudiants à avoir une démarche de recherche, d’expérimentation et de manipulation qui nourrisse le travail d’élaboration du produit.
Comment s’est déroulé l’atelier ?
Selon des principes d’organisation précis : un espace temps contraint de 2 jours au cours duquel les élèves mènent chacun leur projet de bout en bout, des binômes d’enseignants aux expertises différentes ( art plastique, design d’espace, de produit, de mode, communication visuelle…) se succèdent et apportent leur soutien en croisant leurs visions des projets.
Quels ont été les enseignements pédagogiques de cette expérience ?
Sur le fond, il est apparu que les meilleurs projets émanaient d’étudiants qui avaient poussé très loin la recherche et l’expérimentation et fait preuve de sens critique et de recul : ces réalisations sous-tendaient une réflexion, un cheminement perceptible à travers le produit fini.
Par ailleurs, le décloisonnement des compétences a favorisé les interactions entre recherche plastique et recherche appliquée.
Quant à la forme prise par cet atelier, on peut dire que cet espace spécifique en dehors du cadre habituel est venu casser la relation standardisée, les habitudes des uns et des autres à la faveur d’un enrichissement mutuel et d’une grande qualité d’échange entre élèves et intervenants.
C’est en conclusion une expérience très positive que nous souhaitons renouveler tant elle a apporté une bouffée d’oxygène au sein de l’école.
Et du côté des élèves ?
Cette mise en situation s’est révélée très excitante pour eux car elle donne du sens aux apprentissages et leur fait toucher du doigt ce que pourrait être leur activité future. Il ont beaucoup apprécié ce moment particulier qui leur a permis de considérer avec un œil différent leurs enseignants et de mettre en perspective les compétences acquises.
Ce type d’expérience galvanise les étudiants : elle constitue une sorte d’accélérateur dans leur évolution personnelle et donne ainsi une nouvelle impulsion à leur formation.
04/2008 - Interview de Stéphanie Valentin, 37 ans, responsable de l’enseignement en atelier de maille et tissage pour le BTS design de mode au sein de La Ruche, intervient également sur les thèmes de la culture design et de la technologie
Pouvez vous nous faire découvrir le BTS Design de Mode au travers des disciplines que vous enseignez ?
Cette formation se décline selon une option mode d’une part et une option textile et matériaux d’autre part.
Si certains cours sont communs, d’autres s’appliquent à approfondir soit la connaissance des matériaux et de leurs multiples utilisations soit l’application aux métiers de création de mode.
Dans ce contexte, la Technologie vise à appréhender la chaîne de fabrication, depuis l’élaboration de la matière jusqu’à sa transformation. L’ approche des matériaux et de leur mise en oeuvre, de leurs propriétés, de leurs contraintes et de leurs procédés de fabrication est en effet une base “technique “indispensable pour pouvoir mener à bien une démarche de projet.
Par ailleurs, une part importante de la formation est consacrée à l’acquisition d’une culture du domaine par la mise en relation de productions issues de la mode et du textile avec d’autres issues des différents domaines des arts appliqués ( architecture, objet…) Cette approche transversale permet alors d’aborder des thématiques comme le corps et l’espace, la place et le rôle du vêtement dans les mouvement d’avant- gardes du débuts XXème siècle…. Il s’agit à la fois de faire émerger des problématiques et de comprendre et connaître les enjeux liés à ce domaine.
Enfin, dès la 1ère année de BTS, le travail en atelier commence par une mise en pratique des techniques de base en maille, tissage, broderie et teinture pour s’orienter rapidement vers une recherche expérimentale sur toutes sortes de matériaux ( textile, plastique, métal…) afin d’en imaginer tous les champs d’application .
Cette démarche exploratoire privilégie également une approche plus sensorielle et sensible.
Quelles sont les autres compétences qui sont travaillées ?
Il est primordial de développer les qualités d’analyse, c'est-à-dire la compréhension précise des attentes, des enjeux et du contexte, d’intégrer les contraintes dans la démarche de création de projet,et de développer une réflexion créative et un champs d’expression propre.
De plus, je dirais que la capacité à construire un dossier personnel et à se projeter dans la gestion d’un projet professionnel est essentielle : ce sont deux points forts pour l’obtention de ce diplôme.
Ils permettent de mesurer la créativité et la maîtrise technique de l’élève ainsi que la mise en perspective de toutes les compétences depuis l’élaboration d’un cahier des charges jusqu’à sa réalisation,(aux plans créatif, esthétique, fonctionnel, technique, ergonomique, écologique, sociologique, économique…).
La transversalités des connaissances et pratiques est donc indispensable pour permettre à l’étudiant d’acquérir autonomie et pertinence.
Quelle peut être la suite donnée à ce cursus de formation ?
L’objectif poursuivi est généralement de pouvoir prétendre à collaborer à un degré plus important de la conception ou de se spécialiser.
Certains de nos élèves préparent donc un Diplôme Supérieur en Arts Appliqués ( DSAA ) en Mode et Environnement, deux d’entre eux ont d’ailleurs intégré la prestigieuse école de l’ENSAIT de Roubaix l’année dernière.
D’autres font le choix de la spécialisation dans un domaine ou une technique qui les attire plus particulièrement comme le modélisme, la bijouterie, la maille, les accessoires…
Les trajectoires professionnelles semblent alors plutôt diverses...
En effet, il est possible d’exercer différents métiers selon l’option de formation choisie : designer matière ou couleur, styliste , artisan et pourquoi pas dans les secteurs de l’achat (textile, matériaux) ou de la presse spécialisée.
Selon les attentes et la personnalité de chacun, il est également envisageable d’intégrer un bureau de style indépendant ou intégré à une marque de fabrication, d’être salarié ou indépendant ce qui est souvent plus difficile.
Dans quel esprit faut-il aborder ce type de formation ?
Les Arts Appliqués demandent beaucoup de travail , un sens aigu de la remise en question et une curiosité sans limite pour acquérir la culture la plus ouverte qui soit.
Nous demandons aussi une grande polyvalence et un certain réalisme pour comprendre qu’au-delà de l’aspect brillant et attirant de ces métiers, il y a une grande rigueur dans la méthodologie de travail bref un grand professionnalisme.
01/2008 -
Léa Assedou, 18 ans, est élève en classe de 1ère au sein de la Ruche
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Léa Assedou, 18 ans, est élève en classe de 1ère au sein de la Ruche et prépare un Baccalauréat STI Arts Appliqués avec beaucoup d'enthousiasme. |
Pourquoi cette envie de vous tourner vers les Arts Appliqués ?
J’avais déjà envisagé une première orientation à l’issue d’une année de 3ème un peu difficile mais, rebutée par la très forte sélection à l’entrée des écoles publiques j’ai renoncé et choisi de redoubler.
La question s’est de nouveau posée après une Seconde générale toujours très juste ; là j’ai décidé de ne plus perdre mon temps dans une filière qui ne me convenait pas et décidé de me mettre en quête d’une formation qui me permette de m ‘épanouir et fasse appel à ma fibre artistique.
Vos différentes démarches vous ont donc conduites à la ruche...
En effet, j’ai trouvé à travers la ruche, un établissement doté d’une structure à taille humaine réellement à l’écoute des élèves ainsi qu’une formation qui m’offre la possibilité d’accéder au Baccalauréat mais dans un cursus plus adapté à mes qualités.
Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai fait le choix de reprendre les choses dès le départ et d’intégrer cette formation en classe de Seconde STI.
Un changement d’ orientation peut donc être un facteur de succès ?
Absolument ! d’autant plus que je n’ai pas le sentiment de préparer un baccalauréat de 2e catégorie mais simplement un Baccalauréat spécialisé dans un domaine déterminé.J’ai repris confiance en moi et en ma capacité de travail et c’est très important pour la suite.
Parlons justement de la façon d’aborder l’enseignement dans un tel cursus.
Les attentes de nos professeurs à notre égard sont en fait très différentes de ce que j’avais connu jusque là ; on nous demande davantage d’autonomie , un travail personnel plus soutenu et plus impliqué , une capacité à réfléchir sur nous même et à conjuguer rigueur et créativité.En terme de méthode de travail, j’ai dû sortir d’un cadre pré établi où l ’on nous dit ce qu’il faut faire et apprendre pour m’habituer à rechercher les solutions et la manière d’y parvenir par moi même à partir d’un point de départ fourni par les professeurs.Pour ce qui est du contenu, j’ai retrouvé goût aux matières générales qui demeurent très importantes mais qui semblent plus connectées avec l’activité professionnelle et donc plus accessibles.
Les matières artistiques sont bien sûr très intéressantes et pour ma part j’aime beaucoup la recherche appliquée en design effectuée à partir d’un cahier des charges.
Comment imaginez vous votre avenir ?
Après le Baccalauréat, j’aimerais poursuivre ma formation dans l’architecture intérieure et devenir architecte ou décoratrice en tout cas je n’ai plus peur de l’avenir !
11/2007 - Alexandre Sawicki : La spécificité du BTS option Multimédia
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Alexandre Sawicki, 34 ans dirige l'agence de création graphique Mr Caméléon et intervient dans les domaines du Multimédia et de l'infographie auprès des étudiants de la ruche et plus particulièrement de ceux qui préparent un BTS Communication Visuelle option Multimédia. |
Pouvez nous dessiner les contours de ce BTS Communication Visuelle axé sur le Multimédia ?
Cette formation prépare les étudiants à concevoir et mettre en forme des sites Internet ou tout autre support numérique, des chartes graphiques ou encore des images fixes et animées à partir d'un cahier des charges.
La formation met l'accent sur la phase amont de réflexion, d'analyse et de conceptualisation qui est essentielle avant d'aboutir à la dimension technique et interactive du projet.
Quelles sortes de missions peuvent être confiées à ces jeunes diplômés ?
Selon sa sensibilité, le graphiste pourra intervenir, soit au niveau de la réflexion conceptuelle au sein d'une direction artistique soit plutôt au niveau du travail de l'image, de la composition graphique.
Selon vous, dans quel esprit les élèves doivent ils aborder leur formation ?
Il me paraît important de profiter de cette période de formation pour explorer tous les champs du possible y compris les voies les plus décalées et les plus originales pour éprouver sa créativité ce qui est parfois plus compliqué dans un cadre professionnel.
Je pousse également mes étudiants à sortir du formalisme scolaire dans la gestion de leurs projets et à expérimenter sans cesse afin d'identifier plusieurs pistes de réponse au cahier des charges initial qui présenteront chacune des avantages et des inconvénients : l'objectif est vraiment d'inciter à l'expérience et la remise en question de ses propres représentations.
Fort de votre expérience du pilotage d'une entreprise de création graphique, quels sont les points clés à transmettre à vos élèves et à ceux que ce métier intéresse ?
Avant toute chose, intégrer l'idée que l'on se place au service d'un client et de son besoin et que cela implique des qualités d'écoute, de remise en cause, d'adaptation donc en un mot de la souplesse.
Il faut ensuite être capable de défendre son projet et son parti pris tout en acceptant la critique et en étant capable d'apporter des solutions diverses et alternatives.
Chaque projet est unique et demande de la part du graphiste de s'immerger dans un contexte culturel et
graphique donné.
Enfin, il ne faut pas oublier les aspects administratifs et contractuels, notamment l'élaboration d'un devis à partir d'une estimation pertinente des délais et des coûts.
11/2007 - Franck Van Leeuwen : contenu et finalité de l'option édition, graphisme et publicité du BTS communication visuelle
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Franck Van Leeuwen, 39 ans pilote le BTS Communication Visuelle option graphisme, édition et publicité au sein de la ruche. C'est à ce titre qu'il a en charge le studio de création. |
Quelles sont les spécificités de ce volet de la communication visuelle ?
Il s’agit ici de concevoir et d’ élaborer tous les supports de communication qui viendront nourrir la communication visuelle d’un annonceur. Le champs d’intervention est donc large et s’étend de l’édition publicitaire (catalogue promotionnel, campagne institutionnelle…), au travail graphique portant notamment sur la signalétique, le packaging ou encore la charte graphique et enfin à l’édition plus traditionnelle
(dépliant, presse, livre…).
Comment cette formation prépare t-elle les étudiants à maîtriser le process de création de ces supports ?
La formation qui se déroule sur deux ans aborde les différentes phases de gestion d’un projet de communication.
La première étape consiste à définir une copy-stratégie à partir du briefing d’un annonceur, c'est-à-dire à traduire les objectifs et moyens de celui-ci en une stratégie créative.
Les étudiants apprendront ensuite à élaborer une ou plusieurs propositions présentées au travers de maquettes ou d’esquisses, bref à maîtriser l’ensemble de la démarche qui aboutira à la fabrication du ou des supports de communication.
Quel type de structure le jeune diplômé pourra t-il ensuite intégrer ?
Il pourra travailler au sein d’une agence de communication et de publicité en tant qu’assistant du directeur artistique ou au sein d’un "team créatif" qui associe les compétences de direction artistique et de conception-rédaction.
Des entreprises de taille significative intègrent parfois ce type de structure au sein de leur propre organisation ou encore des entités en charge de la communication institutionnelle, de l’image de marque, de la signalétique.
Enfin, quelles sont les qualités que les étudiants devront avoir acquis à la fin de leur cursus ?
Notre rôle est de les amener à développer leur souplesse intellectuelle, leur curiosité et leur culture visuelle. Ils devront avoir aussi intégré que le travail constant et la rigueur n’empêchent pas la liberté de ton, le culot et l’envie, bien au contraire !
09/2007 -
Cyndie Olivier, bachelière STI en Arts appliqués en juin 2007
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Cyndie Olivier, 20 ans a obtenu son Baccalauréat STI en Arts Appliqués en juin 2007 après son parcours lycéen au sein de La Ruche. Elle nous fait partager son cheminement vers les Arts Appliqués ainsi que ses projets d’avenir. |
Revenons quelques années en arrière ; comment avez vous intégré cette filière ?
J’ai toujours été attirée par la restauration de tableau et c’est tout naturellement que j’ai voulu m’orienter vers un baccalauréat STI en Arts Appliqués après la classe de 3e pour accéder un jour à ce métier. Je dois dire que cette orientation n’a pas été facile à mettre en œuvre et j’ai du faire preuve de conviction face à l’enseignement généraliste qui me renvoyait une image difficile des métiers artistiques. Mais j’ai tenu bon et, avec le soutien de mes parents, j’ai cherché une école pouvant répondre à mes attentes.
Comment s’est passée la transition entre la 3e et la 2nde STI ?
J’ai trouvé un très grand changement dans la manière de travailler c’est à dire une plus grande autonomie , une responsabilité réelle dans le choix des projets en Arts Appliqués : j’ai vraiment apprécié cette indépendance nouvelle mais j’ai dû améliorer mon organisation , ma gestion du temps et des échéances. Côté matières, la découverte de l’histoire de l’Art et des Arts Appliqués m’a beaucoup plu et j’ai trouvé que , même les matières d’enseignement général étaient abordées de manière moins scolaire et plus adaptée à mes attentes.
Votre Baccalauréat en poche, quels sont vos projets en cette rentrée ?
Je n’ai pas perdu de vue mon objectif initial et je poursuis le rêve d’intégrer l’Ecole du Louvres afin de suivre la formation de Restaurateur du Patrimoine même si je suis consciente de la difficulté d’accéder à cette école publique renommée. Pour préparer ce concours d’entrée dans les meilleures conditions, j’entame une licence en Histoire de l’Art et Archéologie à la Sorbonne et je souhaite prendre des cours de peinture pour me perfectionner dans ce domaine. Je garde aussi en tête la possibilité d’effectuer un Master en Conservation du Patrimoine à l’Université.
Finalement, quel est votre "bilan d’étape" ?
La carrière artistique à laquelle je me destine demande de suivre un parcours, il est vrai, très difficile qui demande une immense motivation et beaucoup de travail mais je crois qu’il faut tenir à ses rêves et surtout s’en donner les moyens : pour moi ce sera travailler à l’étranger à la restauration de fresques et de tableaux.
06/2007 - Xavier Evrard, enseignant BTS design de produits au sein de La ruche
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Xavier Evrard, 37 ans, est responsable de l’enseignement en atelier de conception pour le BTS Design Produits au sein de la ruche. Il dirige également evrard&devinast design, sa propre agence créée en 2001 et spécialisée dans le produit, le mobilier et le luminaire. |
A la fois professionnel et enseignant, comment voyez vous votre rôle ?
J’apporte mes compétences à l’enseignement artistique des élèves de BTS Design Produit mais aussi ma vision du monde professionnel : cette double préoccupation est essentielle à l’avenir des étudiants et constitue une réelle spécificité de la ruche. Mon rôle est aussi de détecter parmi les élèves suivant une terminale STI Arts Appliqués ou une classe de Mise à Niveau, ceux qui présentent un potentiel pour la section Design Produit.
Parlez nous du BTS Design Produits.
Ce BTS vient d’être réformé pour prendre en compte l’évolution considérable de ce métier et des enjeux qui y sont liés. La 1ère année est consacrée à l’acquisition des fondamentaux du design et la 2ème année met nettement l’accent sur la démarche de projet. Les élèves travaillent donc sur 5 à 6 projets de mise en pratique des connaissances ainsi que sur un projet de synthèse plus large (2 à 3 mois) qui place le projet de design au coeur de son environnement économique, philosophique, technologique, social, etc. Cette formation permet à ceux qui le souhaitent de s’insérer rapidement dans le monde du travail mais elle ouvre aussi sur des formations supérieures de niveau Bac + 4 ou Bac + 5 telles que le DSAA en Design Produits, l’ensci (Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle) ou l’ensad (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs).
Quelle est la place du Design dans l’entreprise ?
On trouve le Design de Produits dans la plupart des industries de biens de consommation et même dans des sociétés de service. On peut intégrer cette fonction de différentes manières : en tant que designer au sein d’un studio intégré à l’entreprise qu’il s’agisse d’une grande structure ou d’une PME-PMI lesquelles deviennent d’ailleurs un vivier d’emploi de plus en plus important. Il est également possible d’intégrer une agence de design ou encore, plus difficile, d’exercer en tant que designer indépendant. La première de ces voies est sans doute la plus adaptée aux jeunes diplômés car elle leur permet d’acquérir une première expérience dans un cadre structuré.
Dans quel esprit faut-il aborder ce type de formation ?
Le design est un métier devenu très complexe car, au-delà de l’aspect esthétique, on attend maintenant d’un designer qu’il prenne en compte les aspects fonctions-usages, symboliques, technologiques, éthiques de l’objet et qu’il replace cet objet dans son contexte socio-culturel, économique et parfois historique. Compte tenu de cette complexité, les étudiants qui souhaitent s’engager dans cette voie doivent disposer d’une grande ouverture d’esprit à tout ce qui les entoure tant sur le plan artistique que culturel, sociétal ou technologique et qui viendra nourrir leurs réflexions.
Enfin, je dirais que ce métier demande du travail, beaucoup de travail, de la curiosité et une absence totale de préjugés pour être capable de penser et repenser les objets de demain et de proposer des scénarios de vie nouveaux.
05/2007 - Arnaud boudon, élève de l’école EPMC La Ruche
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Arnaud boudon, 23 ans, est élève en classe de Mise à niveau en arts appliqués (Manaa) au sein de l’école EPMC La Ruche depuis septembre 2006. |
Quel a été votre cursus avant d'intégrer cette classe de Manaa ?
Avec un Baccalauréat ES ( Economie et Social ) en poche je me suis tout naturellement dirigé vers la faculté d'Economie.
Or, je me suis rendu compte que cette formation ne correspondait pas à mes aspirations réelles et très vite j'ai quitté l'université pour entrer dans le monde du travail avec une succession de petits boulots.
Et puis finalement cette orientation vers la filière des Arts Appliqués, pourquoi ?
En fait, j'ai toujours aimé le dessin sans toutefois franchir le pas pour oser en faire mon métier : dans un monde professionnel difficile et exigeant, les professions artistiques sont pour certains synonymes d'incertitude, de voie semée d'embûches et pas toujours de ' vrai travail sérieux '.
C'est sans doute pour toutes ces raisons que j'ai longtemps mis de côté ce goût pour le dessin en me rassurant avec une formation généraliste.
Mais , finalement l'envie de faire quelque chose qui me plaise et me ressemble vraiment, m'a rattrapée et je me suis décidé à rejoindre Paris pour intégrer une classe de manaa .
Issu d'un enseignement généraliste, qu'est ce qui vous a le plus frappé en intégrant cette formation ?
Tout d'abord la nécessité de se prendre en charge, d'être plus impliqué dans une formation qui vous demande de faire appel à des compétences nouvelles et notamment de puiser en soi pour exprimer quelque chose à travers son travail
C'est vraiment une pédagogie très différente mais qui n'exclut pas un travail de fond plus académique car je me suis vite rendu compte que le dessin demande une grande technique et une grande rigueur.
Comment imaginez vous la suite de votre parcours ?
Je souhaite faire un BTS en Communication Visuelle et pourquoi pas en alternance car je pense que c'est un vrai plus même si je suis conscient que cela demande plus d'investissement personnel.
Ensuite, j'ai très envie ensuite de travailler dans une agence de Communication Visuelle qui m'offre une activité diversifiée et me permette de toucher à tout : la publicité, l'affichage, le logo, la signalétique.
Finalement, que tirez vous de votre expérience ?
Pour se réaliser, il faut avant tout faire ce que l'on aime , j'en suis convaincu !
Cela me donne la volonté et la motivation pour accomplir le travail personnel important que l'on attend de moi avec l'idée qu'au bout il y la perspective "d'un vrai métier" passionnant.
03/2007 - François Lalau, architecte d'intérieur et membre du CFAI
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François Lalau, 40 ans, est architecte d’intérieur et membre du CFAI (Conseil français des architectes d’intérieur), il assure une double fonction au sein de la Ruche en tant que responsable pédagogique pour le Cycle Supérieur d’une part et professeur en atelier de conception pour le BTS Design d’Espace d’autre part. Il est par ailleurs gérant de la société Architecture Intérieure Service depuis 2002. |
Parlez nous de votre parcours.
Après une année de Mise à Niveau en Arts Appliqués et un BTS en Architecture Intérieure au sein de l’école Boulle, j’ai intégré l’ensad ( Ecole Nationale des Arts Décoratifs ) dont j’ai été diplômé en 1994 avec pour spécialité l'Architecture Intérieure.
Dès la fin de mes études, j’ai exercé au sein d’un cabinet d’architecte puis en libéral en tant qu’architecte d’intérieur pendant 4 ans avant de prendre la responsabilité de la société AIS créée par mon père en 1982 : il m’a semblé essentiel à l’époque de faire mes armes et de mener mes propres expériences avant de reprendre l’entreprise.
Quel est votre rôle au sein de la Ruche ?
Ma fonction de responsable pédagogique implique l’encadrement et le conseil pédagogique auprès de l’équipe de professeurs en charge de l’enseignement supérieur.
Je participe par ailleurs, avec deux autres professeurs, à l’animation de l’atelier de conception destiné aux élèves en BTS Design d’Espace, formation dans laquelle je m’investis plus particulièrement compte tenu de mon expérience.
Qu’est ce qui, selon vous, différencie l’enseignement proposé par la Ruche ?
Pour moi, la richesse de cette école réside principalement, dans la qualité de son équipe d’enseignants qui se compose de professionnels, experts dans leurs domaines de compétence et d'enseignants qualifiés.Ils sont issus d’horizons différents et apportent complémentarité et diversité à l’enseignement.Il s’agit d’intervenants capables d’éclairer les apports théoriques par des cas concrets, par un regard aiguisé et une vision précise des réalités du terrain ce qui est très profitable aux étudiants et les rend mieux armés pour entrer sur le marché du travail.
Qu’avez vous envie de dire aux étudiants, futurs diplômés, qui vont entrer dans le monde professionnel ?
Avant tout, je voudrais leur dire de profiter au maximum de toute la matière qui leur est donnée pendant leur formation, de s’en imprégner, d’être à l’écoute de ce qu’ont à leur dire les enseignants et les professionnels : aujourd’hui il est crucial de se doter d’un bon niveau de formation mais, pour aller le plus loin possible et faire la différence, il faut non seulement décrocher un diplôme mais aussi avoir le meilleur dossier.
Je crois aussi qu’il faut avoir le goût de l’effort et du dépassement de soi : exercer un métier artistique demande certes au départ un talent mais cela ne suffit pas ; il est indispensable d’acquérir aussi d’autres compétences, de cultiver en permanence sa sensibilité graphique et culturelle.
Il y finalement beaucoup de plaisir dans tout cela mais aussi énormément de travail, de curiosité et de courage !